32 Printemps
Je suis née un 16 mai à 9h20 précises (paraît-il, j'étais certes là, mais ne m'en souviens pas...).
Du coup, aujourd'hui, j'ai eu trente-deux ans. Et je ne réalise toujours pas, même si je suis super contente d'avoir fêté mon anniversaire avec famille et amis super proches.
Le temps en général, tout comme cette journée, d'ailleurs, a filé comme un éclair.
Comme c'est un jour de semaine et que tous les amis et confrères bossent comme des malades dans cette ville où tout coûte cher, même l'air que l'on respire, on a fêté tout cela bien sobrement, en attendant le week-end... Malgré tout, je suis très heureuse d'avoir pu me retrouver en agréable compagnie et d'avoir pu souffler mes bougies en compagnie des miens.
Sans parler du fait d'avoir reçu des voeux, des SMS et des coups de fil... de tous les coins possibles. Cela fait chaud au coeur!
Alors, joyeux anniversaire à moi!
Nous avons célébré l'évènement avec une bouteille d'un bon vin argentin!

Restaurant Capadócia, Rua Santa Luzia
Rio - Centre Ville
Les Butter Cookies de Peter Justesen
L'autre jour, au supermarché, j'ai repéré quelque chose qui a capté mon attention.
Une boîte de Butter Cookies. Et cela a fait resurgir tout un tas de souvenirs de mon enfance. Des meilleurs.
Lorsque mon père était en poste à l'étranger, tous les ans, si ma mémoire ne m'abuse, nous avions droit à un drôle d'énorme catalogue dont le nom m'intriguait: Peter Justesen. Plus tard, j'ai découvert que ce catalogue n'était autre qu'un
duty-free shop universel ambulant s'adressant aux diplomates en poste. L'avantage? Commander de tout sans payer de taxes. Parce que, tout compte fait, après tout, pourquoi payer des taxes sur ce que vous achetez si votre boulot, c'est représenter votre gouvernement à l'étranger...?! Brillante idée qu'a eu là, ce Monsieur Justesen...
Bref, pour revenir à la petite histoire, je feuilletais des heures durant cet énorme catalogue riche en couleurs et dans cette langue que je découvrais à peine, l'anglais. Et la catégorie qui m'intéressait plus que les autres était bien sûr celle des confiseries et des chocolats.
Et figurez-vous que je salivais devant l'image de cette boîte de biscuits que je trouvais splendide. Allez comprendre l'esprit des enfants.
J'ai très peu eu l'occasion de déguster ces cookies, finalement, le grignotage n'étant pas d'ordre à la maison, et mon diabète s'étant déclaré au seuil de ma douzième année, m'entraînant pendant plusieurs années dans une spirale infernale de régimes et autres restrictions.
Mais ce jour-là, au supermarché, je n'ai pas hésité à saisir cette boîte de cookies qui me fascinait tant au temps de l'enfance. Et vous savez quoi, elle me fascine toujours autant. Je l'ai longuement admirée avant de l'ouvrir pour le quatre-heures. Mon thé a presque eu le temps de refroidir.
Et je me suis félicitée de n'avoir pas perdu ce côté grand enfant qui me permet encore de m'émerveiller devant ce que beaucoup considèrent comme des banalités. Car, pour moi, cette jolie boîte de Butter Cookies contient les meilleurs souvenirs de mon enfance.

São Pedro da Aldeia, RJ

Lagune de São Pedro da Aldeia, Région des Lacs, État de Rio de Janeiro
Pâques 2012

Promenade de fin d'après-midi, chants d'oiseaux, barques de pêcheurs et eaux paisibles.
Coup de Gueule du Jour
Bon, qu'on se le dise.
Je trouve qu'il y a beaucoup, mais alors, beaucoup trop de personnes qui ne mangent pas assez de carottes.
C'est vraiment dommage, parce qu'ils devraient: cela les rendrait plus aimables.
Et si je le leur conseillais? Vous pensez qu'ils le prendraient mal?

Astrid Desmarécaux, Entre Couleurs et Aventures
Astrid Desmarécaux est professeur de Français Langue Étrangère, globe-trotteuse avide de cultures et de paysages divers, et auteur de livres dans lesquels elle décrit ses aventures vécues durant ses nombreux séjours à l'étranger.
Avec son aimable permission, je poste ici une photo de ses publications.
Et puisque nous y sommes, je l'embrasse et la félicite du résultat. Ses Petits Trésors font pâlir d'envie!

Mai
Voilà mai arrivé et on lui souhaite la bienvenue!
Programme chargé et je crains d'être trop envahie par mes rêves et de ne pas me concentrer sur l'essentiel...
Eh bien, il faudra bien. Quand tout ne dépend que de soi-même, il faut bien se prendre en main!
J'adore ce mois. Peut-être parce qu'il est également celui de mon anniversaire et qu'il correspond, pour moi, à la renaissance, à la revitalisation, au ménage de printemps, à l'espoir, aux nouvelles résolutions.
Histoire de me mettre en condition...
Prenons-En de la Graine
[ Le moment présent est la piste désignée à tout nouveau départ. ]
Louis-Marie PARENT
Ayrton Senna: Une pensée en ce 1er Mai
On ne va pas dire que je sois ou ai jamais été une fan de la F1. Le sport à la télé, très peu pour moi depuis toujours, à vrai dire. Mais, en ce 1er mai, j'ai une pensée pour Ayrton Senna. Pourquoi? On pourrait dire que ce soit parce que cela fait exactement dix-huit ans qu'il est décédé (eh oui, déjà, c'est dingue, cela ne nous rajeunit pas, etc.)... Oui, sans doute. Mais surtout, parce que j'associe ce grand n°1 à mon père, qui en était un grand fan.
Je suis née en 1980 et, durant mon enfance, je me souviens bien des nuits au cours desquelles mon père se réveillait pour pouvoir assister aux courses de Formule 1. Il était impressionné par les performances d'Ayrton Senna et moi, petite, je n'y comprenais pas grand-chose. Mon père n'aimait pas Senna parce que celui-ci était brésilien comme Maman, mais plutôt parce que ce dernier était un phénomène sur la piste; il répétait constamment en portugais: "ce gamin est trop fort". Alain Prost était le grand rival de l'époque, c'était donc le méchant et pas gentil. Eh oui, quand on est petit, on idéalise tout ce que les parents nous racontent... Mais moi, tout ce que je savais, c'est que tous les pilotes avaient une nationalité et qu'il fallait être pour Senna parce qu'il était brésilien comme maman. Chaque fois que Senna gagnait une course, j'étais aux anges parce que Papa était content. C'est bien simple.
Ce 1er mai 1994, quelle triste journée, dis donc. Mon père était dévasté. Senna venait d'avoir un terrible accident. J'étais à l'aube de mes quatorze ans et je lui disais: "Ne t'en fais pas, il va s'en sortir, c'est un battant, Papa". Et lui disait: "Il est trop gravement atteint." Effectivement, il ne s'en est pas sorti.
Mes parents étaient si tristes, ce jour-là. Si désolés.
Depuis ce jour, mon père n'a plus jamais regardé une seule course de Formule 1 à la télé. Pour lui, Senna était le champion du siècle et sans lui, la F1 ne représentait désormais plus rien.
Pour le Brésil, tu es la fierté nationale. Et pour moi, tu es resté le champion de mon père. Un champion tout court. Un battant des pistes.
Merci, Senna. Je ne t'oublierai jamais!

Ayrton Senna da Silva (1960-1994)
Intouchables
Cela faisait un moment que je n'avais pas vu un film m'ayant à la fois émue et fait un si grand bien.
J'adore voir ces personnes au quotidien si différent qui se rencontrent, s'acceptent et se respectent dans leurs différences. Il n'y a rien de plus beau pour moi que ce genre de complicité.
Ma scène préférée: la soirée à l'opéra.

Intouchables (novembre 2011)
Réalisé par Eric TOLEDANO et Olivier NAKACHE
Avec François CLUZET et Omar SY
À la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins adaptée pour le job. Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survêtement... Deux univers vont se télescoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra... Intouchables. [allocine.com]
Partage - Barbara LISCHKA
À l'honneur aujourd'hui, un texte de l'auteur Barbara LISCHKA, que j'embrasse au passage...
PARTAGE
Ce que je ne dis pas, je l'écris.
Fille discrète, silencieuse, presque invisible.
Mais comme ma plume s'agite !
Comme les mots dansent sur l'écran !
Comme l'encre noire ou bleue noircit le papier !
Comme les phrases envahissent mon esprit dans une fumée dense !
Ce que je ne dis pas je l'écris.
Les morsures de serpent que mes dents innocentes ne parviennent à infliger, c'est mon stylo qui les crient.
Les déclarations d'amour que ma pudeur veut taire se couchent avec volupté sur le papier.
Les bavardages muets deviennent de longs paragraphes.
Les angoisses qui me vrillent l'estomac, je les vomis dans mes carnets.
Ce que je ne dis pas, je l'écris.
Des phrases, figées sur le papier, pour l'éternité.
Des mots, papillons furtifs capturés par la toile virtuelle.
Papillons à sauvegarder, à récupérer, à copier, à diffuser, à protéger.
Ce que je ne dis pas je l'écris... je l'écris pour qu'on m'entende, pour le PARTAGE des idées, des opinions, des coups de coeur et des coups de gueule.
Barbara LISCHKA





