Le grand évènement de ce mois de mai (mis à part mon anniversaire!) est l'arrivée du festival de cinéma français VARILUX au Brésil, qui se déroulera du 1er au 16 mai 2013. Quarante villes brésiliennes projetteront quinze succès salués par la critique.

Une belle occasion pour moi de renouer avec le plaisir du cinéma (français).

Je ne pourrai pas assister aux quinze films, mais j'en ai sélectionné sept, que je trouverai, je l'espère, à mon goût!

Je me suis abstenue de lire toute critique pour éviter d'être influencée.

Au fur et à mesure que j'assisterai à un film, je prendrai soin de déposer un commentaire.

Les voici!

 

(Images et résumés: © Cinemovies.fr)

 

POPULAIRE de Régis ROINSARD (2012)

Populaire

avec Romain DURIS, Déborah FRANÇOIS

Printemps 1958. Rose Pamphyle, 21 ans, vit avec son père, veuf bourru qui tient le bazar d'un petit village normand. Elle doit épouser le fils du garagiste et est promise au destin d'une femme au foyer docile et appliquée. Mais Rose ne veut pas de cette vie. Elle part pour Lisieux où Louis Echard, 36 ans, patron charismatique d'un cabinet d'assurance, cherche une secrétaire. L'entretien d'embauche est un fiasco. Mais Rose a un don : elle tape à la machine à écrire à une vitesse vertigineuse. La jeune femme réveille malgré elle le sportif ambitieux qui sommeille en Louis... Si elle veut le poste, elle devra participer à des concours de vitesse dactylographique. Qu'importent les sacrifices qu'elle devra faire pour arriver au sommet, il s'improvise entraîneur et décrète qu'il fera d'elle la fille la plus rapide du pays, voire du monde ! Et l'amour du sport ne fait pas forcément bon ménage avec l'amour tout court...

Avis: +++++

Splendide! Pas besoin de grands effets pour avoir une belle histoire! Mais plutôt des ingrédients de ce que l'on attend souvent d'une relation: complicité, soutien, admiration sans bornes... Ces regards et ces mots de personnes qui croient avant tout en nous suffisent à nous faire persévérer et progresser pour mieux briller! Formidable interprétation des deux acteurs principaux! Voilà un festival qui commence plutôt bien...

 

LES ADIEUX À LA REINE de Benoît JACQUOT (2011)

Les Adieux à la reine

avec Léa SEYDOUX, Diane KRUGER

En 1789, à l’aube de la Révolution, Versailles continue de vivre dans l’insouciance et la désinvolture, loin du tumulte qui gronde à Paris. Quand la nouvelle de la prise de la Bastille arrive à la Cour, le château se vide, nobles et serviteurs s’enfuient… Mais Sidonie Laborde, jeune lectrice entièrement dévouée à la Reine, ne veut pas croire les bruits qu’elle entend. Protégée par Marie-Antoinette, rien ne peut lui arriver. Elle ignore que ce sont les trois derniers jours qu’elle vit à ses côtés.

Avis: ++

Une reine adulée par sa lectrice prête à s'annuler par devoir, admiration inconditionnelle, que sais-je, envers celle-ci. La déception de se sentir manipulée par des êtres capables de lire en nous comme dans un livre ouvert.Thèmes intéressants, mais, heu, comment dire...Des passages extrêmement longs. Dommage.

  

 

AU BOUT DU CONTE d'Agnès JAOUI (2012)

Au Bout du conte

avec Jean-Pierre BACRI, Agnès JAOUI

Il était une fois une jeune fille qui croyait au grand amour, aux signes, et au destin ; une femme qui rêvait d'être comédienne et désespérait d'y arriver un jour ; un jeune homme qui croyait en son talent de compositeur mais ne croyait pas beaucoup en lui. Il était une fois une petite fille qui croyait en Dieu. Il était une fois un homme qui ne croyait en rien jusqu'au jour où une voyante lui donna la date de sa mort et que, à son corps défendant, il se mit à y croire.

Avis: +++

Avant tout,  merci à l'acteur Arthur Dupont d'être passé nous dire bonjour à la fin de la séance du Cinemaison de Rio! Un film abordant, entre autres, l'angoisse d'un lendemain fatidique et la difficulté de vivre le moment présent, la communication parfois si difficile entre parents et fils que tout semble séparer... Grâce à une touche d'humour ça et là de la part du duo Bacri / Jaoui, on en vient même à se prendre d'affection pour ces personnages comme vous et moi, avec leurs craintes, leurs conflits intérieurs et leurs maladresses.

 

DU VENT DANS MES MOLLETS de Carine TARDIEU (2012)

Du Vent dans mes mollets

 

avec Agnès JAOUI, Denis PODALYDÈS

Prise en sandwich entre des parents qui la gavent d'amour et de boulettes, Rachel, 9 ans, compte les minutes qui la séparent de la liberté. Jusqu'au jour où son chemin croise celui de l'intrépide Valérie.

Avis: +++++

Une histoire d'amitié somme toute innocente, attachante, émouvante, entre deux petites filles différentes, mais complémentaires. J'ai pleuré comme une madeleine à la fin (nerfs à fleur de peau ou sujet sensible?! Sans doute un peu des deux!). L'émotion est passée, merci et bravo, Carine Tardieu!

 

LES SAVEURS DU PALAIS de Christian VINCENT (2012)

Les Saveurs du palais

 

avec Catherine FROT, Jean D'ORMESSON

Hortense Laborie est une cuisinière réputée qui vit dans le Périgord. A sa grande surprise, le Président de la République la nomme responsable de ses repas personnels au Palais de l'Elysée. Malgré les jalousies des chefs de la cuisine centrale, Hortense s'impose avec son caractère bien trempé. L'authenticité de sa cuisine séduira rapidement le Président, mais dans les coulisses du pouvoir les obstacles sont nombreux...

 

Avis: +++

Un brin de nostalgie, ainsi que d'attendrissants souvenirs m'ont envahie. C'est un peu comme si je redécouvrais la France et ses saveurs authentiques, celles que j'ai connues, aimées et tant respectées. Un beau film, même si j'avoue avoir été légèrement déçue par la fin, ayant eu l'impression, en tant que téléspectatrice, d'avoir été laissée en plan, sans rien comprendre. Mais toutes les fins n'ont pas nécessairement d'explication rationnelle. Sur ce...

 

ALCESTE À BICYCLETTE de Philippe LE GUAY (2011)

Alceste à bicyclette

avec Fabrice LUCHINI, Lambert WILSON

Serge Tanneur était un grand comédien, avant de se retirer des feux de la rampe. Trop de stress l'a poussé un beau jour à prendre la décision de mettre fin à sa carrière. Depuis trois ans, il vit en solitaire sur l'Île de Ré, passant le plus clair de son temps à sillonner à vélo ce pays battu par les vents. Son confrère Gauthier Valence, dont la carrière est au sommet, se prépare à reprendre "Le Misanthrope" de Molière, et souhaiterait voir Serge dans le rôle-titre.

Gauthier est convaincu que Serge acceptera d'interpréter ce personnage qui lui correspond si bien, étant lui-même devenu une sorte de misanthrope, retiré de la société et révolté contre l'humanité. Et quelle joie ce serait de le voir remonter sur scène en Alceste. Mais Serge se montre difficile. Avant de s'engager, il suggère à Gauthier de répéter ensemble pendant une semaine. Tout semble se dérouler à merveille, grâce notamment à l'apparition d'une mystérieuse divorcée italienne qui ravive en Serge une étincelle de romantisme. Quand le producteur de la pièce, l'agent de Gauthier et sa maîtresse les rejoignent sur l'île pour le week-end, la pression s'abat sur Serge pour qu'il se prononce enfin.

Mène-t-il Gauthier en bateau ou a-t-il réellement l'intention de fouler à nouveau les planches ?

Avis: ++

Le thème avait de quoi m'intéresser: le théâtre, d'un côté, et Molière, dramaturge que j'admire depuis l'adolescence. Une pièce qui me tarde de découvrir, d'ailleurs: Le Misanthrope. Mais pour ce qui est du film en lui-même, j'avoue n'avoir pas compris le message ou son sens. Quelle leçon Serge a-t-il voulu donner à Gauthier? Que le rôle d'Alceste n'était pas destiné à Gauthier? Allons savoir... Dommage.

 

UNE ESTONIENNE À PARIS d'Ilmar RAAG (2012)

Une Estonienne à Paris

 

avec Jeanne MOREAU, Laine MÄGI

Anne vit à Kuresaare en Estonie. A 50 ans, elle vit seule avec sa mère, âgée et malade, dont elle s'occupe. Divorcée, elle a deux grands enfants, qui vivent loin et n'ont plus vraiment besoin d'elle. Quand sa mère meurt, Anne se retrouve seule, et désoeuvrée. Aussi, quand Anne est appelée à Paris pour s'occuper d'une vieille dame, Frida, d'origine estonienne comme elle, Anne accepte. Sans connaître Frida, ni le contexte dans lequel elle arrive.

A Paris, Frida a tenté de mettre fin à ses jours. A 80 ans, c'est encore une belle femme, vivant seule dans un grand appartement bourgeois, à la langue acerbe et au caractère bien trempé. C'est aussi une vieille femme fatiguée. Stéphane, un homme de 55 ans, patron de café, est la seule personne qui s'occupe d'elle. Mais sa relation avec Frida est pesante et compliquée, Frida lui reprochant de ne pas être assez présent, de ne pas assez s'occuper d'elle. Et renvoyant systématiquement les aide malade que Stéphane lui trouve pour l'aider...

Avis:  +++

Que dire.... L'image générale que j'ai gardé de Paris est celle que j'ai ressentie en assistant au film: celle d'une belle ville, mais froide et grise, aux habitants distants et quelque peu impersonnels, portant en eux une grande solitude. Frida est une femme arrogante et glaciale, dont l'aigreur effraie. Mais dans le fond, tout au long du film, on se rend compte que ce n'est qu'une femme en proie à sa solitude, dépassée par le cours du temps et par les êtres et amis qu'elle a perdus. Anne semble perdue et peu à sa place dans cet univers, même si elle a laissé un cadre sombre derrière elle en Estonie. Le film met douloureusement en évidence la réalité d'existences fades, bien que situées dans un décor aussi splendide que la célèbre ville de Paris et son éminente Tour Eiffel.

 

BILAN:

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POPULAIRE de Régis ROINSARD (2012)

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DU VENT DANS MES MOLLETS de Carine TARDIEU (2012)